Un ouvrage français sur les gnawa du Maroc reçoit un prix international

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“Les Gnawa du Maroc, Intercesseurs de la différence” du Français Jean Pouchelon est l’intitulé d’un ouvrage qui a reçu le 2ème Prix international de musicologie “Mahmoud Guettat” pour l’édition 2019.

L’œuvre primée présente une étude sur la musique Gnawa, une expression qui témoigne de la diversité culturelle au Maroc.

Il s’agit d’une analyse de l’identité des Gnawa, qui sont présents dans toutes les grandes villes du Royaume notamment à Oujda, Tanger, Casablanca, Fès, Meknès, Rabat, Marrakech, Essaouira, Agadir.

Musiciens, officiants et adeptes se rassemblent dans un rituel nocturne baptisé la lîla (nuit) lequel célèbre à la fois le prophète, l’Afrique subsaharienne ainsi que de nombreux autres entités invisibles.

La musique, la danse et la transe sont omniprésentes dans cette célébration, selon cette étude qui analyse l’identité des Gnawa, leurs représentations, leurs instruments rituels, leurs performances, leur musique, les textes chantés, ainsi que leurs danses et leurs transes.

Paru aux éditions Delatour (France), l’ouvrage de Jean Pouchelon, chercheur et musicien spécialiste de l’art Gnawa, était en lice aux côtés de six autres publications, issues de pays arabes et européens, pour le Prix international de musicologie « Mahmoud Guettat », une récompense annuelle visant à encourager la recherche musicologique.

Cette récompense est attribuée en reconnaissance à l’œuvre et l’apport scientifique de Mahmoud Guettat, un professeur émérite de l’Université de Tunis et chercheur spécialiste en musicologie et civilisation arabo-musulmane.

Des spécialistes en musicologie sont au jury de cette édition présidé par Lotfi Aissa et composé d’Anis Meddeb et Jean Lambert.

Le 1er Prix « Mahmoud Guettat », ouvert pour les chercheurs en musicologie du monde entier présentant une recherche ou un sujet original autour de la musicologie en arabe, en français ou en anglais, n’a été décerné pour « manque d’excellence » des œuvres en compétition, jugées de « qualité moyenne », selon Samir Becha, directeur de l’Institut supérieur de la musique de Tunis (ISMT).

Lancé en 2016 par le ministère des Affaires culturelles, il est décerné par l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes et l’Etablissement National pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques.

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